Ayant un peu de temps libre, je me promène sur le web à la découverte des webs plus spécialement orientés sur le BDSM. Je suis frappé de la quantité d'articles dont le seul objectif est de dénigrer ce que fait ou dit ou écrit le voisin, descendre tout ce qui n'est pas conforme à sa propre pratique. Ces bloggueurs se renvoyant les uns aux autres, comme un concours à la critique la plus acerbe et la plus violente.
Est ce propre au BDSM? Je n'en sais rien. Il est toujours plus facile de défaire que de faire. Mais à quoi cela sert il? Dézinguer Patrick Lesage parce que son livre est nul et le personnage assez répulsif, n'est ce pas se mettre à son niveau? Plutôt que de réfléchir au sens de sa démarche, des personnes qui viennent le voir, des médias qui sont intéressés par cette expérience. Au moins lui assume et ne se masque pas derrière des pseudos anonymes. Comment un récit aussi pathétique a-t-il pu être publié? Comment une personne aussi imbue d'elle même peut elle attirer autant de femmes?
Dans ma vie professionnelle, j'ai remarqué que les personnes les plus brillantes étaient souvent celles qui valorisaient le plus les autres, alors que les médiocres n'avaient jamais assez d'énergie pour critiquer tout le monde. Pourrait on espérer que sur un sujet aussi intime, et aussi important pour certains d'entre nous, un peu d'écoute et de considération du point de vue de l'autre ne soit pas l'apanage que de quelques uns?
Sans doute est-ce une gageure, puisque la violence est inhérente à nos relations, et qu'à défaut de violence physique celle-ci s'exprime au travers des mots... |