Au contraire du ski de fond, des abdos/fessiers et des douches froides, je ne sais pas si je vis vraiment le sm comme un franchissement de quelconques limites, ou un dépassement de moi, mais au contraire comme une manière de plonger en moi, au plus profond de mon plaisir, de mon désir.
Je suis certaine que si, ici-même et pour certains, je suis la maso n°X, un coup (un seul, quelle mesquinerie) et puis s'en va, les hommes, les partenaires, les dominamants pour reprendre ce mot-valise qui définit très bien mes relations sexuées, avec qui j'ai fait un bout de chemin, m'ont considérée comme une femme avec des désirs certes très affirmés, une façon symétrique (pas de jeu de mot) à la leur de prendre son plaisir, complémentaire aussi. Et s'ils m'ont ligotée à un totem, j'espère que ce n'était pas seulement pour franchir un tabou.
Moralité : je ne viole aucun interdit, ou si je le fais, c'est un effet de bord de ma sexualité, je m'éclate juste avec un bonheur et une jouissance absolue.
BàB |