Voilà une réponse fort complète et travaillée, dont nous vous sommes tous reconnaissants je suppose. Puis-je faire observer, à cette occasion, que le terme de "sadisme" continue à me paraître mal adapté ? Le premier des plaisirs que vous citez est sadien, d'ordre philosophique, intellectuel, cérébral... et solitaire. On peut le ressentir aussi bien en crachant sur la croix (ce que Sade lui-même s'est plu à faire, sans parler de ses personnages) ou en écrivant des lettres anonymes. Les trois autres plaisirs que vous décrivez supposent un partenaire, mieux : un benéficiaire, que vous dites vous-même consentant dans les second cas, et qui goûte justement lui-même l'écho de cette enfance où être aimé, c'était être battu (et dépendant, mais laissons pour le coup de côté la soumission). Nous sommes là dans le sadomasochisme, et dans un système masochien (sans jeu de mots ! sourire)...
Je me reconnais sans peine en... masochienne qui s'épanouit quand elle fait fleurir des marques sur une peau, une supplication sur des lèvres, et une jouissance dans un sexe, voire un coeur si affinités.
*M. marquise de Sercoeur |