Sans vouloir m'immmiscer dans un domaine auquel je n'entends rien (la D/s), peut-être pourrais-je simplement suggérer que la porte fut en effet largement ouverte par Masoch (oui, celui-là... celui qui a eu la Légion d'honneur en son temps mais que les Français ne lisent pas). Même sans connaître l'interprétation... magistrale (sourire) qu'en fit Deleuze, ni le reste foisonnant de son oeuvre, il suffit de la Vénus à la fourrure et de quelques éléments biographiques pour comprendre que chez ce fondateur involontaire du mal nommé "SM", c'est toujours la victime qui forme (j'allais dire : dresse...) le bourreau, et que ce dernier est un objet. Un objet remarquable, intelligent, fin, subtil, sinon ça ne "fonctionne" pas... d'où le nombre de femmes "soumises" qui sont en fait "à soumettre" mais cherchent encore la perle rarissime dans des ambiances vaseuses. ET quand elles l'ont trouvée, elles l'exhibent fièrement comme leur plus beau bijou : "sois cruel et tais-toi".
*M. de S. (non, pas "Marquise de Sade, ceci est... un autre roman) PS : Un peu caricaturale la fin de mon forum peut-être, on me la pardonnera... Je relis Mérimée, et ça n'incline guère à l'illusion sentimentale ! rire PS2 : quand au désir de la femme d'être remplie... on a fait du chemin depuis Freud, qui voyait d'ailleurs dans le désir équivalent chez l'homme ce qu'il appelait "masochisme féminin". Peut-être était-ce parce qu'il ignorait que le clitoris mesurait près de dix centimètres...? |