Avis : réponse subjective n'engageant que celle qui l'écrit (donc merci de garder vos tomates ;-))
Il semble évident, d'après les quelques réponses déjà données, que s'il n'est jamais ou que rarement question des enfants ici, c'est tout simplement parce qu'ils n'ont pas leur place dans nos jeux d'adultes, de même que vous n'iriez pas leur dire "Tu sais hier maman a beaucoup crié parce que je lui faisais la toupie tonkinoise", on ne va pas dire "Ne t'inquiète pas si maman / papa crie, je lui donne le martinet"
Plus sérieusement, l'éducation reste hors la sphère de la vie sexuelle des parents, et par extension de leur vie SM. Je ne pense pas que leur raconter nos émois sexuels et/ou SM fasse partie intégrante de l'éducation, loin s'en faut. Non pas qu'il faille ne rien dire, tout cacher... si mes filles me posent des questions, je leur réponds, mais avec le respect que je dois quant à ce qu'elles sont capable de recevoir à leur âge (4 et 7 ans). Comment être un parent digne de ce nom en imposant la violence de la sexualité, quelle qu'elle soit ? Il ne faut à mon sens donner à l'enfant que ce que sa tranche d'âge est capable de recevoir, d'assimiler, d'intégrer pour faire de lui un être ouvert, tolérant, et libre de vivre sa sexualité à venir... Par exemple mon ainée me demandait pourquoi j'étais épilée, je me suis contentée de répondre que son père et moi trouvions cela plus joli. Est il besoin d'en dire plus ? Elle n'est jamais revenue sur le sujet qui ne la choque pas car la réponse a été naturelle, et lui suffisait... pour le moment... Rester par contre dans cette souplesse d'esprit que de dire les choses simplement fait partie de notre rôle de parent, en restant vigileant à ne pas polluer l'imaginaire fertile de l'enfant par des détails inutiles, mais encore une fois cela est affaire d'âge de l'enfant, et être attentif et disponible à ses questionnements est aussi capital que de garder une sphère privée, comme par exemple oimme le disait Mdedressage une porte fermée... chez nous nos sacs à "jouets" sont bouclés, l'ordinateur protégé et les photos sur CDRom, bouclé lui aussi.
Il y a aussi les problèmes d'ordre matériel : difficile de jouer lorsque l'on a pas de solution de garde des enfants, et pas de lieu fixe où pratiquer notre passion, puisqu'il est évident que la maison ne peut devenir Donjon tant que les enfants y vivent,.alors le manque existe, tiraille parfois, mais cela a quelques avantages aussi, notamment de maintenir une grande intensité dans nos relations, Lui et moi, qu'il sait parsemer de petits riens invisibles et qui nous lient pourtant... l'avantage certain d'être un dom plein de ressources et d'imagination !
Nous avons l'avantage certain d'avoir construit notre vie de couple, puis notre famille, avant d'avoir intégré une nouvelle passion, le BDSM, à notre vie... sans doute le chemin inverse est il plus délicat, la venue d'un enfant dans un couple D/s pose le problème sans doute différemment... quoi qu'il en soit nous en sommes tous, il me semble, "réduits" au même constat : le désir d'enfant, puis l'enfant qui parait, détruit le couple uni, certes pour mieux le reconstruire, mais encore une étape de la vie à franchir, et il faut rester soudés par le même amour de soi, de l'autre, et celui offert et donné à l'enfant.Pas si facile... A mon sens mes/nos passions sont importantes, mais mes enfants sont primordiaux, et si l'on me demandait de choisir, je n'aurai aucune hésitation. Heureusement que ce n'est pas à l'ordre du jour, tout de même... ;-) |