Les rapports de domination/soumission sont souvent vécus par beaucoup, à mes yeux s’entend, comme des relations de « supérieur » à « inférieur ». Parce qu’une dominatrice jette son dévolu sur un homme soumis, (et il y a le choix… !!!), elle peut parfois être tentée d’exiger n’importe quoi. Mais peut être parce que la soumission proposée est elle-même n’importe quoi.. ?? Je reçois très souvent d’emblée comme message d’introduction des vœux d’allégeance éternels, alors que je ne sais rien de la personne et réciproquement….
J’ai pu observer également à la lecture des profils, des catalogues de recherche tellement détaillés qu’il n’y a, toujours à mon sens, aucune place pour la séduction, l’envie, l’inconnu, l’altérité, parce que les recherches sont d’un nombrilisme époustouflant.
Nous sommes dans l’ère de la rapidité. Or, il me semble que se trouver, que ce soit pour un bel instant, comme pour une longue histoire, demande du temps. Le temps qu’il faut pour apprivoiser, jouer, etc..Je crois que ces mots de Maupassant, dans Bel Ami, sont toujours d’actualité : « Depuis trois mois il l’enveloppait dans l’irrésistible filet de sa tendresse. Il la séduisait, la captivait, la conquérait. Il s’était fait aimer par elle, comme il savait se faire aimer. Il avait cueilli sans peine son âme légère de poupée. »
Oui la séduction par l’écrit, par écran interposé, peut s’avérer laborieuse. Mais il arrive aussi qu’elle soit fructueuse. Car les mots, pour le peu qu’on s’en donne, la peine sont très significatifs. Des valeurs. De la sensibilité. De la patience. De la constance. De l’envie.
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