J’arrive aussi un peu tard, mais votre intervention me fait réagir. J’aime beaucoup votre définition de ce qui fait le D. En revanche, je ne vous rejoins plus quand vous dites "c’est le s qui fait le D". Je crois que le D est profondément seul. Par choix. Mais surtout parce qu’il a la maîtrise que vous évoquez, il a une expertise, et s’il plonge dans un autre monde, il a les capacités d’acquérir une nouvelle expertise. Je crois que ce qui fait le D, c’est la solitude, dans le sens où il choisit, où il est d’ailleurs contraint de faire des choix, car c’est ce que l’on attend de lui, qu’il decide. Et ce D ne va pas déroger, a priori, de sa ligne de conduite. Et parce qu’il est ce qu’il est, il va parfois s’assortir de s. Mais le D est à mon sens seul. A l’inverse, la s. est en quelque sorte double. Elle se sait a la fois soumise, elle a « fait ce choix » la aussi, mais elle a une souplesse que le D n’a pas, car en plus de son regard sur elle-même, elle se prend à se regarder à la place de D, pour extrapoler, pour vérifier si l’image qu’elle renvoie au D est celle qu’elle pense qu’il attend de lui. Bon, j’espère que je suis claire… ! Elle va être certes façonnée par son D, mais elle va aussi se façonner elle-même de ce qu’elle croit devoir devenir pour être s. Meme si elle se soumet, elle n'est pas que dans un choix, mais aussi dans une projection, qui pourra être différente suivant les D dont elle partagera la route.
|