Avant d’être soumise ou dominant, ne sommes-nous pas des femmes et des hommes ? Qu’est-ce qui nous différencie vraiment si ce n’est notre identité sexuelle ? (Je suis perplexe que, dans l’ autre forum, aucun homme n’ose ou ne peut exprimer ce qu’est, pour eux, une femme, alors que tous, disent en rechercher, entre autres, une...)
Et si la dominance appartenait tout simplement à l’instinct, à la nature ancestrale, à l’essence même de l’Etre, de l’identité sexuelle mâle ? Inversement, la soumission appartiendrait à l’instinct, à la nature ancestrale, à l’essence même de l’Etre, de l’identité sexuelle femelle. Le bdsm serait, alors, un espace privilégié d’expression libre et naturelle des instincts premiers venus de la nuit des temps, de l’origine, ou serait possible la symbiose des pulsions de dominance mâle et de soumission femelle, dans toute leur vérité et leur simplicité. Rien d’autre, peu importe les techniques et artifices. Encore faut-il comprendre, connaître et exprimer son Etre, et vouloir y donner un sens. Car, qu’importe les théories et les descriptions flatteuses qui plaisent aux autres et a nous-mêmes d’entendre , si nous ne faisons l’effort, si nous n’avons l’audace d’y accorder du sens, notre sens, et d’être, avant tout, soi ? C’est, en tous cas, mon point de vue.
Pourtant, souvent, ici, le bdsm semble n’être qu’un ersatz pour combler un mal-être, un mal vécu, un mal vivre. Une baguette magique, un substitut, une recette toute faite pour échapper a soi-même et aux autres, à sa réalité et a son histoire, pour combler ses manques affectifs ou sexuels, se sentir aimé(e), compris(e), écouté(e), briser sa solitude, son incapacité à affronter ses problématiques, ses responsabilités, ses souffrances, Une solution facile et confortable qui explique tout, résout tout, remplace tout, du « bonheur » sur mesure, une thérapie Macdo, un rmi sexuel (ce n’est pas de moi...sourire) Car, à lire et entendre bon nombre, il est ici, le plus souvent, question d’amour, d’une quête désespérée d’aimer et être aimé(e). En répétant des scénarios, des concepts, des comportements établis qui ne font qu’entretenir l’aliénation, tout est si simple, si beau, si évident, comme dans les contes de fées. Alléluia !
Où est l’aspect ludique, libertaire, libératoire quand il n’est question que de survie existentielle ? Comment espérer faire surgir le fond de notre être et apprendre quand on évite d’en affronter la surface ? Quand l’autre est nécessaire comme instrument à combler, raccommoder, rapiécer, camoufler nos accrocs et nos vides, et qu’il se complait dans ce rôle, y a-t-il, vraiment, dans ce cas, dominance et soumission ?
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