"En réalité, une chienne, si elle avait conscience qu’une femme puisse envier sa condition, ou avait le simple désir de tenter de s’en rapprocher … alors la chienne, pour une fois, aurait des sentiments purement humains : elle éprouverait la honte et une profonde tristesse … mais pas pour elle-même."
Il est vraiment bien étrange que, de tout ce forum, seuls ces mots me donnent l'envie de réagir, alors que ceux qui me connaissent savent pourtant à quel point je ne peux être femme sans accepter la chienne que je suis avant tout.
J'ai croisé beaucoup de chiens, et de chiennes dans ma vie, et, je ne pense pas que ma façon très "instinctive" de me rapprocher d'eux parfois ait pu appeller leur tristesse, où, s'ils avaient pu penser, leur honte. La honte et un sentiment purement humain, laissons-là à ceux qui n'assument pas encore ce qu'ils sont, mais, surtout, ne la prêtons pas à l'animal, il est trop pur pour connaître un tel sentiment qui, je le pense, n'est le fruit que d'une dégénérescence de la race humaine, celle qui se cherche, de plus en plus loin, trop loin peut-être, pas assez près de l'animal que nous sommes, justement, que pour pouvoir s'assumer enfin.
Mais une chienne ne devrait peut-être pas se mêler des histoires des hommes...
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