Je crois qu'il existe de nombreuses façons de pratiquer l'acte sexuel, mais qu'aucune ne permet la revendication d'un titre. Chacun a sa façon de voir, de vivre, et c'est moins le terme maître qui m'a fait réagir que celui de reconnu. Reconnu par qui, par quoi, au nom de qui, au nom de quoi?
Le maître renvoie étymologiquement et naturellement à une notion de maîtrise. Dans le cas d'une relation à deux, cette maîtrise s'entendrait alors au niveau de sa vie, et de son moi et de l'autre. Il n'y a alors aucune place à une subjectivité de crédibilité ou d'expérience, mais à déterminer ce qui est juste. Et qui me décernerait cette reconnaissance. Personnellement et objectivement, je n'en suis guère digne. Dominant certes. Sadique, assurément. Pervers, heureusement. Mais maître?
Le SM n'existe pas. Ses icônes sont mortes, son espace est restreint, sa pratique est triste. Quel contraste entre une soirée en club SM et une soirée en club échangiste. Là on s'amuse, on dépense, on se dépense, on donne, on prend, on joue, on rit, on repart la main dans la main, on ne se pose pas de question, on ne se regarde pas, on est là pour jouir. Le mot est laché, comme si la jouissance était interdite dans le SM. En France, car il ne s'agit pas de la même histoire chez nos amis belges qui savent rire et s'amuser de tout, et surtout du SM.
Peut être suis je un bon avocat du diable car je serais le diable lui même? Mais là je rêve...
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