Rien ne justifie à mon sens qu'on fasse, en tant qu'adulte, état de sa vie sexuelle envers nos enfants. A moins d'un fait gravissime qui mette en danger leur intégrité ou la notre. Jamais je ne m'autoriserais à évoquer sciemment devant un de mes enfants la nature de ma vie sexuelle ou mes goûts en la matière. Non parce qu'il s'agit de mes enfants. Mais parce qu'en premier lieu cela ne regarde que moi.
Mais jamais je ne m'autoriserai non plus à prendre à témoin, directement ou indirectement, mes enfants. En leur commentant quoi que ce soit de mes goûts en matière de sexualité. A moins qu'ils me posent une question directe. Et encore. Je le ferais alors sur un mode léger, sans dévoiler quoi que ce soit de ma vie sexuelle. Parce qu'encore une fois, ils n'ont pas à savoir ce que je vis en ce domaine.
Et si jamais ils en viennent à deviner ou savoir quelque chose de mes plaisirs, je fais en sorte qu'ils sachent que toute question fera l'objet d'un non-recevoir. Et je parle en connaissance de cause. Il se trouve que les miens ont su que la fessée ne m'était pas inconnue. Ce qui peut sembler bien anodin. Nous n'en parlons maintenant que de façon épisodique et discrète. Ils savent et sentent que je ne te tolérerais pas de commentaire ou de questions outrancières.
C'est un des rares sujets sur lequel je ne discute même pas. Sur lequel je ne fais pas de quartier. Ce que je vis et qui je suis dans l'alcôve d'une intimité à deux ne concerne absolument pas mes enfants. Cela relève de ma vie, de mon secret, de mon mystère. Et ce mystère m'est suffisamment grand pour que je n'y mêle pas, en plus, ma progéniture. |