Racoler quelqu’un qu’on sait en couple, ce n’est pas joli-joli… C’est un fait. Si votre moitié va voir ailleurs, vous en souffrez. C’est un fait. Mais si cela se produit ; Qui allez-vous appeler pour faire respecter la règle ? La police, la justice ? … Non. C’est un fait. Et si cela se produit ; Pensez-vous avoir la notoriété suffisante pour bannir de la communauté bdsm le ou les fautifs ? Non. C’est un fait. Tous ces faits sont réels et observables par tout un chacun. Alors pourquoi revendiquer une règle que personne ne peut faire respecter ? Où encore, une règle que personne ne peut faire respecter n’existe pas. Autre chose : En Belgique, il y a à peine 20 ou 30 ans que l’adultère n’est plus punissable par la loi. Dans d’autres lieux une femme adultère est condamnée à la lapidation publique. Et cela aussi se sont des faits. Alors, s’il nous plaît quand nous en appelons aux règles, pensons aussi aux implications qui en découlent. Il nous faut constamment nous rappeler que la communauté bdsm n’existe pas par elle-même, mais bien ici et maintenant dans la société qui nous entoure, elle en est même le produit. Qu’on le veuille ou non nous somme des terriens ! La seule règle nécessaire et suffisante, en l’état des choses actuelles, est que dans un couple d’adultes consentants, ce qui s’y passe est leurs affaires. Alors … alors, on reste la avec la souffrance, la crainte, la peur… l’absence de règles (et de reperes)… Je suis intimement convaincu que ce sont ces manques qui nous font grandir et nous donnerons la force, de repenser les rapports de couple et de pouvoir, et de faire grandir la communauté bdsm. |